Discours de haine, discriminations et inégalités

Université de Pise 17-20 octobre 2021

Discours de haine, discriminations et inégalités

Université de Pise 17-20 octobre 2021

Discours de haine, discriminations et inégalités

Université de Pise 17-20 octobre 2021

L’école d’été Discours de Haine

De quoi s’agit-il?

De quoi s’agit-il?

Les discours de haine sont florissants dans l’espace social et numérique contemporains et polarisent des prises de positions idéologiques autour de sujets d’actualité… [leggi di più]

Quand?

Quand?

L’évènement aura lieu à Pise du 17 au 20 octobre 2021.
[programme complet]

Comment participer?

Comment participer?

Rendez-vous sur le site de l’Université pour les modalités d’inscription.

Partenaires

Intervenant·es

Lorella Sini
Claudine Moïse
Nolwenn Lorenzi Bailly
Stefano Vicari
Christina Romain
Laurène Renaut
Samuel Vernet
Martine Pons-Desoutter
Claire Hugonnier
Guillonne Balaguer
Francesco Attruia
Simo K. Määttä
Elizabeth Claire
Laurence Rosier
Mariem Guellouz
Béatrice Fracchiolla
Lorella Sini

Lorella Sini

Lorella Sini est professeure de linguistique française et traduction à l’Université de Pise (Département de Philologie, Littérature et Linguistique). Ses principaux domaines de recherche portent sur l’argumentation et l’analyse du discours. Ses travaux les plus récents concernent l’analyse des discours de haine et des discours populistes de l’extrême droite. Elle est membre de plusieurs associations et groupes de recherche sur l’analyse du discours (dont DRAINE, Haine et rupture sociale : discours et performativité, groupe de recherches international sur les Discours de haine et les violences verbales).

Sini, L, 2016, « De l’icône à l’exemple historique-Le discours de commémoration de Jeanne d’Arc par Marine Le Pen », Argumentation et Analyse du Discours 16, [En ligne], https://journals.openedition.org/aad/2189?lang=en

Sini, L, 2017, Il Front National di Marine Le Pen – Analisi del discorso neofrontista, Pise, ETS.

Sini, L et Andretta, M, éds., 2018, Populismi, nuove destre e nuovi partiti: quali discorsi politici in Europa ?, Pise, PUP.

Claudine Moïse

Claudine Moïse

Professeure des universités à l’université Grenoble Alpes, Claudine Moïse travaille en sociolinguistique ethnographique et interactionnelle. Ses terrains sont, au Canada, le nord de l’Ontario et, en France, les quartiers populaires et périurbains dans une perspective de sociolinguistique urbaine. Elle est très investie depuis les années 2000 dans un vaste projet sur la violence verbale, particulièrement la violence verbale institutionnelle et celle en lien avec la violence sexuelle. Elle a été responsable 2014 d’un axe de recherche ANR sur les processus de convivialité, d’habitabilité, dans les espaces périurbains, et en 2016 d’un axe de recherche d’un projet H2020 sur les discours de radicalisation. Quelles que soient les données, elle cherche à rendre compte des changements sociaux et des identités des sujets à partir des pratiques langagières, entre autres mondialisées, et de l’analyse des intérêts de pouvoir en jeu dans les discours en circulation et dans les interactions verbales. Ces travaux l’ont amenée à approfondir l’étude de la valorisation du sujet dans l’interaction. En prenant en compte la subjectivité des locuteurs et leurs négociations langagières, elle tente de rendre compte des stratégies linguistiques en jeu dans la présentation de soi.

Bernard Barbeau, G. et Moïse, C, 2020 (dir.), Le mépris en discours, Revue Lidil, numéro 61, https://journals.openedition.org/lidil/7211
Moïse, C, Meunier, E et Romain, C, [2015] 2019, La violence verbale dans l’espace de travail. Analyses et solutions, Paris, Bréal.
Moïse, C. et Hugonnier, C., 2019 « Le discours homophobe. Le témoignage comme discours alternatif », in Baider F. et Constantinou M., Disours de haine dissimulée. Quelles stratégies de contre-discours ? Semen numéro 47, p.121-136.

Nolwenn Lorenzi Bailly

Nolwenn Lorenzi Bailly

Postdoctorante InSHS, CNRS, et rattachée au laboratoire Praxiling de l’université Montpellier 3 Paul Valéry, Nolwenn Lorenzi Bailly travaille en sociolinguistique critique et en analyse du discours. Depuis sa thèse de doctorat sur la violence verbale à l’école et sur les rapports de domination, elle tire le fil de ce qui serait une médiation sociolinguistique. Au-delà des discours violents, voire de haine, elle analyse les identités en tension et la mise en mots des émotions des acteurs et des actrices de ses différents terrains. La médiation, la gestion de conflit et la dimension affective du langage sont autant de notions prises en compte dans ses analyses interactionnelles. Trois terrains ethnographiques spécifiques ont permis de resserrer les analyses, le premier dans un établissement scolaire du second degré en situation difficile, le deuxième en milieu carcéral auprès de détenus considérés comme radicalisés et le troisième dans une unité élémentaire spécialisée pour les élèves autistes. Nolwenn Lorenzi Bailly démontre, par le biais de ces données, la mise en discours du “je”, en regard souvent d’une prise de pouvoir sur l’autre. Elle rend compte des nombreuses stratégies discursives mises en avant au cœur des interactions verbales.

Lorenzi Bailly Nolwenn et Moïse Claudine éd., 2021, La haine en discours, Lormont, Le bord de l’eau.
Lorenzi Bailly Nolwenn et Moïse Claudine, 2020, « DAR_AL_ISLAM. Propagande, manipulation et malinformation », Fake news, rumeurs, intox… Stratégies et visées discursives de la désinformation R. Cetro et L. Sini éd., Paris, L’Harmattan, p. 183-197.
Lorenzi Bailly Nolwenn et Guellouz Mariem, 2020, « Homophobie et discours de haine dissimulée sur Tweeter : celui qui voulait une poupée pour Noël », Semen, Discours de haine dissimulée, discours alternatifs et contre-discours, n°47, p. 43-58.

Stefano Vicari

Stefano Vicari

Professeur associé de langue et linguistique françaises à l’Université de Gênes (Italie), Stefano Vicari est spécialiste d’analyse du discours. Ses centres d’intérêt concernent principalement la linguistique populaire (ou folk linguistics) dans le domaine francophone, l’analyse des lettres des soldats français de la Grande Guerre, dans une perspective mémorielle et l’analyse des discours numériques natifs dans le Web 2.0, à partir notamment des notions de polémique et d’autorité.

(2021) « L’écriture inclusive entre discours de la presse et discours métalinguistique profane : quelles autorités ? » Genviève Bernard Barbeau e Sabine Schwarze (dir.), Conflits sur/dans la langue : perspectives linguistiques, argumentatives et discursives, Università di Osnabrück, Bern, Peter Lang

(2020) « La polémique des signaux faibles de radicalisation dans Youtube, Facebook, Twitter et la presse en ligne : une analyse contrastive des corpus », Repères –Dorif, n°22, online [ISSN 2281-3020]

(2020) « Identité(s) collective(s) des poilus entre presse officielle et correspondances privées » in Paola Paissa et Roselyne Koren (éds.), Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) des identités collectives dans les débats publics, Limoges, Lambert- Lucas, p. 193-208. [ISBN/EAN 978-2-35935-307-5]

(2019) « Le patrimoine européen dans les guides touristiques de mémoire », Culture & Musées, 33, on line : https://journals.openedition.org/culturemusees/2916 [ISSN électronique 2111-4528]

Christina Romain

Christina Romain

Christina Romain est Maîtresse de conférences à Aix-Marseille Université et membre du laboratoire Parole et Langage – UMR 7309, CNRS. Ses recherches portent sur le discours en interaction dans un contexte conflictuel et plus spécifiquement sur la compréhension et la description des phénomènes de montées en tension verbale (de la politesse en passant par l’impolitesse jusqu’à la violence verbale). Elle s’intéresse également aux liens existants entre la (co-)construction de la relation interpersonnelle et la gestion de la montée en tension violente de l’interaction. Elle travaille actuellement à décrire la dimension haineuse du discours notamment en regard des notions de manipulation, de montée en tension et de performativité. La sociolinguistique, la linguistique interactionnelle, l’analyse de discours, l’analyse conversationnelle, la pragmatique et la politesse linguistique occupent son cadre théorique.

Lorenzi Bailly, N et Romain, C, 2019, « Interactions verbales d’embrigadement : jeux d’ethos et violence verbale fulgurante », Actes du Congrès du Réseau Francophone de Sociolinguistique, Identités, conflits et interventions d’ordre sociolinguistique, Limoges, Éditions Lambert Lucas, p.253-259.
Fonvielle, S et Romain, C, 2017, « Argumentation-based Resolution of Ethos Conflicts in Educational Context », in F.V. Tochon et K.M. Harisson, Policy for Peace. Language Education Unlimited, Blue Monds, U.S.A., Deep University Press, p. 54-180.
Romain, C et Fracchiolla, B, 2016, « Violence verbale et communication numérique écrite : la communication désincarnée en question », Cahiers de praxématique [En ligne], 66 | 2016, http://praxematique.revues.org/4263

Laurène Renaut

Laurène Renaut

Diplômée du CELSA en Sciences de l’Information et de la Communication, Laurène Renaut est doctorante en sciences du langage à CY Cergy Paris université. Elle réalise une thèse consacrée à l’analyse des phénomènes de radicalisation/déradicalisation (entretiens, échanges en ligne, témoignages, jugements) afin de faire émerger, et de retracer des processus de radicalisation djihadiste. Ses recherches se concentrent sur l’analyse de corpus numériques constitués de profils Facebook radicalisés mais aussi sur les récits de repentis et plus largement sur les contre-discours au discours de haine djihadiste.

Renaut L, 2017, Le président qui voulait être normal, Paris, Éditions L’Harmattan, Collection « Questions contemporaines », Série « Questions de communication », 216 p.
Renaut L, Ascone A, Longhi J, 2018, « De la trace langagière a l’indice linguistique : enjeux et précautions d’une linguistique forensique », ELA. Etudes de linguistique appliquée (n°186) p. 423-442.
Renaut L, Ascone L, 2019, « Contre-discours au discours de haine jihadiste. De l’expression de la conflictualité à la fabrique du doute », Semen, n°47.

Samuel Vernet

Samuel Vernet

Samuel Vernet est chercheur en Sciences du langage en sociolinguistique ethnographique et en analyse critique du discours. Ses recherches portent sur la construction et la circulation des discours et des idéologies. Il a particulièrement investi deux champs de recherche : celui des langues minorisées et de leur enseignement grâce à un terrain en Acadie, région francophone minoritaire du Canada ; et celui des discours de haine et des contre-discours. En utilisant les outils de l’analyse critique et argumentative de discours, il s’agit de saisir comment se construisent et se reproduisent des phénomènes de dominations sociales, en interrogeant la production des discours, vus comme le lieu d’actualisation d’idéologies en circulation, mais aussi la façon dont les individus se positionnent, en tensions parmi ces discours.

Vernet S. et Määttä, S., 2021, « Modalités de l’homophobie en ligne : nouvelles chroniques de la haine ordinaire », Mots. Les langages du politique [En ligne], 125.
Vernet, S., 2020, « Entre français standard et vernaculaire acadien, l’invisibilisation du conflit linguistique », dans G. Bernard Barbeau, F. Meier et S. Schwarze (dir.),Conflit sur/dans la langue : perspectives linguistiques, argumentatives et discursives, Berne, Peter Lang, collection « Sprache – Identität – Kultur », p. 99-117.
Vernet, S., 2020, « Au-delà de la notion de ‘minorité linguistique’ en Acadie : penser le croisement des processus de minorisation. », dans K. Gauvin et I. Violette (dir.), Minorisation linguistique et inégalités sociales. Rapports complexes aux langues dans l’espace francophone, Berne, Peter Lang, Collection « Sprache – Identität – Kultur », p. 45-67.

Martine Pons-Desoutter

Martine Pons-Desoutter

Docteure en Sciences de l’Éducation, et Maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, Martine Pons-Desoutter est attachée au laboratoire de Linguistique et de Didactique en Langues Étrangères et Maternelles (Lidilem). Mobilisée sur les approches genrées elle effectue ses recherches dans le domaine scolaire et universitaire en privilégiant les enquêtes de terrain et l’approche ethnographique. Ses travaux récents s’inscrivent dans le cadre d’un projet européen sur les discours de haine. Dans cette perspective elle a mené une recherche sur les discours circulant autour du féminin en lycées généraux et technologiques. Elle travaille actuellement sur la « haine » des maths à travers des discours de jeunes de 18 à 25 ans fâchés avec cette matière.

Du côté pédagogique dans le cadre de cours de préprofessionnalisation aux métiers de l’enseignement et de la formation qu’elle dispense, elle sensibilise les étudiants à la différenciation sexuée qui traverse notre système éducatif.
Moïse, C. et Pons-Desoutter, M., 2018, « Tensions discursives et construction d’une figure féminine rebelle en contexte scolaire », in Identités, conflits et interventions d’ordre sociolinguistique, Limoges, Éditions Lambert Lucas, p.259-266
Pons-Desoutter, M. et Moïse,C., 2018, « La haine des maths : qui ? Pourquoi ? Approche genrée ». Conférencières invitées journée d’étude Assignation sociale et culturelle des femmes : langues, discours, images et littératures le 29 mars 2018 à l’Université de Picardie.
Moïse, C. et Pons-Desoutter, M., 2016, « Des préaux aux réseaux, construction des discours sur le féminin », Discours de haine et discours d’embrigadement, Journée d’études 14-15 décembre 2016. Université Grenoble Alpes dans le cadre d’un projet H2020.

Claire Hugonnier

Claire Hugonnier

Doctorante au sein du laboratoire Lidilem à l’Université Grenoble Alpes sous la direction de Claudine Moïse et Dominique Lagorgette, Claire Hugonnier s’inscrit dans une approche sociolinguistique ethnographique et s’intéresse plus particulièrement à l’analyse des discours en situation de conflits. Depuis ses recherches menées en master, la construction discursive d’une altérité en tension est au centre de ses réflexions. Dans le cadre de sa thèse de doctorat , elle tente d’analyser les discours émanant de l’Église catholique et de mouvements associatifs réunissant ses fidèles autour de l’actuel projet de loi « PMA pour toutes » — qui suscite actuellement en France débats et controverses. L’objectif de sa thèse est de déconstruire ces discours afin de saisir quelles stratégies sont mobilisées et quels peuvent être les composants ainsi que les enjeux qui les sous-tendent. 

Moïse C., & Hugonnier C., 2019, « Discours homophobe. Le témoignage comme discours alternatif », Semen, n°4, p. 121-136.
Hugonnier C., & Guichon C., 2018, « Les live Facebook de l’association Le Refuge : comment interroger ces nouveaux moyens de communication ? », dans le cadre de l’Atelier ALIAS : Analyse et exploration des données sociales, 15 mai 2018, Rennes.
Hugonnier C., 2019, « Construire son identité à travers l’altérité. Exemple d’un conseil de discipline », dans le cadre des Journées d’étude pluridisciplinaires Affirmer son identité dans et par le langage, 2-3 mai 2019, Université des Antilles, pôle Martinique. 

Guillonne Balaguer

Guillonne Balaguer

Poétesse, elle a publié plusieurs ouvrages de poésie aux éditions L’arachnoïde : Nymphales (2020), Imminentes (2017), Industries de diptères (illustrations de Miccam, 2014) ; des livres d’artistes : Réversible (2019) et Jour (2016) aux éditions Les Monteils (gravures de Marc Granier) ; et quelques textes dans la revue Teste, véhicule poétique (Toulon). Elle réalise, parallèlement à son travail d’écriture des performances électroacoustiques et des pièces sonores depuis 2009. Elle participe depuis juillet 2017 au collectif Écrits/Studio (poésie et manipulations sonores). Ses autres interventions portent sur des performances corps et dictionnaires, des installations sonores, des ateliers d’écriture et de création sonore.

Liens : https://www.facebook.com/balaguerguillonne
https://soundcloud.com/guillonnebalaguer
Editions L’arachnoïde : http://www.arachno.org

Francesco Attruia

Francesco Attruia

Francesco Attruia est chercheur à l’Université de Pise où il enseigne la langue et la linguistique françaises. Ses recherches portent sur l’analyse des productions discursives « natives » du Web, afin d’observer les stratégies argumentatives des locuteurs dans la communication numérique écrite et, plus précisément, sur les plateformes du Web 2.0, comme les réseaux sociaux, les blogues et les forums de discussion. Il a publié à ce propos une étude sur le « renversement des parties » dans les billets Facebook des militants souverainistes en Italie et mène actuellement une recherche sur l’autorité des jeunes influenceurs dans les nouvelles pratiques discursives en ligne, telles que l’unboxing (déballage de produits), le challenge (défi), etc. Depuis quelques années, il s’intéresse également à la question du silence dans le texte littéraire, en suivant une approche de sémantique pragmatique qui combine les acquis de la philosophie du langage ordinaire, de Wittgenstein notamment, et l’analyse des expressions indexicales (token-réflexives), comme les expressions modales et affectives de l’énonciation ainsi que les figures rhétoriques de l’atténuation et de l’omission (euphémisme et réticence, entre autres). Il est membre du comité de lecture de la Revue italienne d’études françaises (RIEF).

Attruia, F., 2020, « Parlateci di Bibbiano ! La stratégie du renversement dans les commentaires en ligne des militants souverainistes en Italie », dans J. Longhi et S. Vicari, « Corpus, réseaux sociaux, analyse du discours, Repères-DoRiF, 22, Dorif-Università, URL: http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?art_id=492.
Attruia, F., 2020, « Les discours de l’Union européenne sur la biodiversité. Une analyse des registres communicationnels », Les carnets du Cediscor, 15, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, URL: https://journals.openedition.org/cediscor/2376.
Attruia, F., 2018, Construction et calcul du sens dans le texte littéraire. Essai de sémantique pragmatique, Turin/Paris, L’Harmattan Paris | L’Harmattan Italia.

Simo K. Määttä

Professeur associé de traductologie à l’Université de Helsinki, Simo K. Määttä travaille en sociolinguistique et analyse du discours. Ses recherches portent sur les conséquences sociales du langage et de la variation linguistique dans des contextes larges tels que celui du multilinguisme et de la migration, et s’inscrivent dans la perspective de la sociolinguistique critique et de l’analyse critique de discours. Dans sa thèse de doctorat (Université de Californie, Berkeley, 2004), il a analysé les idéologies linguistiques dans les politiques linguistiques de l’Union européenne à l’égard des langues régionales ou minoritaires. Ultérieurement, il a examiné la traduction de la variation sociolinguistique dans les textes littéraires et la théorie du discours et de l’idéologie. Actuellement, il travaille sur les questions de droits linguistiques, d’affectivité et de problèmes de communication dans l’interprétation de service public, la xénophobie dans les discours numérique et la vulnérabilité linguistique et épistémique dans les entretiens d’asile en Finlande.

Määttä, S.K, 2008, « Langues et identité européenne ou « locuteur idéal » trilingue » dans P. Martinez, D. Moore et V. Spaëth (éds.), Plurilinguismes et enseignement : identités en construction, Paris, Riveneuve, 91-100.

Määttä, S.K, 2014, « Interprétariat juridique en Finlande et autorité en matière de langage : savoir linguistique et pouvoir discursif », Les dossiers d’HEL (Histoire, épistémologie, langage), https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01115210

Määttä, S.K et Wiklund, M, 2019, « Réparations conversationnelles dans un entretien d’asile interprété par téléphone », Langage et société, 166, 161-183.

Elizabeth Claire

Elizabeth Claire

Historienne et chargée de recherche au CNRS, membre statutaire du Centre de Recherches Historiques, est membre fondateur de l’Atelier d’histoire culturelle de la danse (CRAL) et associé au Centre de recherches sur les Arts et le Langage, avec les membres de l’Atelier, elle co-anime au sein de l’EHESS, depuis 2009, le séminaire « Histoire culturelle de la danse » qui vise à promouvoir l’approche culturaliste dans les études en histoire de la danse. En collaboration avec Béatrice Delaurenti (CRH), Koen Vermeir (CNRS-SPHERE), et Roberto Poma (UPEC), elle organise des colloques internationaux et un séminaire sur l’histoire de la force de l’imagination. Parallèlement, elle organise des échanges universitaires franco-américains autour de la question de la danse et l’histoire des pratiques chorégraphiques en Europe. Depuis 2013, elle porte un projet international sur DisOrienting Bodies | Corps DésOriental.e.s en collaboration avec Mariem Guellouz (Univ. Paris-Descartes), Jocelyne Dakhlia (EHESS-CRH), Prarthana Purkayastha (Univ. de Londres, Royal Holloway), et Felicia McCarren (Univ. de Tulane, USA).

Claire, E et Arcangeli A (dirs.), 2019. Ludica. Annali di storia e civilità del gioco, Vol. 25, Performance, Politics and Play, Rome, Viella Libreria Editrice.
Claire, E (dir.), 2017, CLIO. Femmes, genre, histoire : Danser, No 46, Éditions PUF-Belin, 320pp. [Also available in English translation via JSTOR or Cairn-Intl.info: CLIO. Women, Gender, History : Dancing, 46(2), 2017].
Claire, E, 2020, « La valsomanie dans les jardins de plaisir parisiens », De la Contagion, Béatrice Delaurenti, Thomas LeRoux (dirs.), Paris, Vendémiaire.

Laurence Rosier

Laurence Rosier

Née en 1967, Laurence Rosier est licenciée et docteure en philosophie et en lettres. Elle est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique du français à l’Université Libre de Bruxelles. Auteure de nombreux ouvrages sur des thèmes aussi divers que la ponctuation, le discours comique, la citation, la langue française, les insultes et le sexisme, elle est régulièrement consultée par les médias pour son expertise langagière et féministe.

Rosier, L, 2017, De l ‘insulte … aux femmes, Bruxelles 180 degrés éditions.
Rosier, L, 2009, Le discours rapporté, Paris, Ophrys.
Rosier, L, 2009, Petit traité de l’insulte (réédition revue et corrigée), Espace de Libertés.

Mariem Guellouz

Mariem Guellouz

Sociolinguiste à l’université de Paris elle est aussi danseuse et performeuse. Elle s’intéresse aux pratiques langagières et esthétiques liées aux pays arabes et plus spécifiquement à la Tunisie. Ses recherches portent sur les tensions entre les discours militants (anti-racistes,féministes, LGBTQI+, luttes et mouvements sociaux) et les discours de haine (racistes, homophobes, islamophobes). Elle les aborde en tant que performances sociales et interroge leurs rapports avec les créations artistiques notamment lors des mouvements sociaux. Elle travaille aussi sur la construction discursive du corps des artistes/performeurs arabes et musulmans par les discours nationalistes, coloniaux et postcoloniaux. Elle tend à penser une histoire des pratiques artistiques qui s’ancre dans un point de vue décentré et décolonial. Elle est directrice artistique des journées chorégraphiques de Carthage depuis 2017.

Guellouz, M, et Lorenzi Bailly, N., 2019, « Discours homophobe, discours de haine et violence verbale sur Twitter : celui qui voulait une poupée pour Noël » article co-écrit avec Nolwenn Lorenzi Bailly, Revue Semen, n°47, Les discours de haine dissimulée, Semen, n°47, p43-58.
Guellouz, M., 2017, « The Construction of « Tunisianity » Through Sociolinguistics Practices From the Tunisian Independence to 2016 », Journal of Arabic and Islamic studies, n°16, 290-298.
Guellouz, M., 2017, « Contemporanéités plurielles. De la construction de la figure de la danseuse orientale à une danse contemporaine arabe », Tumultes, n° 48, 141-155.

Béatrice Fracchiolla

Béatrice Fracchiolla

Professeure en sciences du langage à l’université de Lorraine, Centre de Recherches sur les Médiations EA 3476, Béatrice Fracchiolla travaille plus particulièrement sur la violence verbale en analyse de discours, énonciation et analyse conversationnelle autour des notions d’agression, d’injure, d’attaque courtoise, de politesse et d’impolitesse ; et ce, plus particulièrement à propos du genre et en politique. Coordinatrice du thème 7 de l’axe 1 « Anthropologie de la communication » à la MSH Paris Nord de Saint-Denis de 2007 à 2019 avec Georges Chapouthier, directeur de recherches émérite, c’est dans ce cadre qu’elle a développé un intérêt pour les approches interdisciplinaires qui visent à observer un même objet sous des angles différents, afin de mieux saisir la complexité du réel et des objets scientifiques, y compris lorsqu’ils sont linguistiques. Elle s’intéresse au langage dans sa dimension pragmatique et relationnelle, dans la mesure où toute parole est adressée à autrui, selon certaines fins. Cette perspective l’a menée ces dernières années à travailler en collaboration avec des médecins dans le cadre d’un projet (COREV) soutenu et financé par la mission interdisciplinaire du CNRS pour tenter de comprendre ce qui se produit lors de la réception d’un message, en particulier lorsque celui-ci est violent, ainsi qu’à l’expression du langage en relation avec les émotions ressenties.

Fracchiolla, B, 2015, « Violence verbale dans le discours des mouvements antagonistes : le cas de « Mariage pour tous » et « Manif pour tous » », Argumentation et analyse du discours [en ligne], n° 14, https://journals.openedition.org/aad/1940
Fracchiolla, B et Schultz-Romain, C, 2015, « L’attaque courtoise : un modèle d’interaction pragmatique au service de la prise de pouvoir en politique », Semen, n°40, 71-90, https://journals.openedition.org/semen/10418
Fracchiolla, B, 2019, « Le décalage contextuel dans les communications médiées par écran : à la croisée de la dématérialisation du contexte et de la re-textualisation des échanges », COrela, HS n°27, https://journals.openedition.org/corela/7803

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